14 févr. 2006
Self-portrait Tuesday
Sur la terrasse qui n'avait pas encore de balustrade....
Je ne sais pas quel âge j'avais sur la photo et ça restera un mystère puisque mes parents ne sont plus là pour me le dire.
Madame Serkeyn
Sous
ce nom à consonnance barbare (pour les non-Belges), se cache la dame
qui nous enseignait la couture quand j'allais à l'école primaire.
Cela
fait plusieurs fois ces derniers jours que je repense à elle et la
photo du bloc de tissage que j'ai vue aujourd'hui sur le blog de Cécile m'a rappelé plein de bons souvenirs.
A l'époque - je vous parle d'un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître - toutes les petites filles apprenaient les bases de la couture, du tricot et du crochet. Et si nos mères ou grands-mères ne l'avaient pas déjà fait, l'école veillait à ce que ces différentes techniques n'aient plus de secrets pour nous.
Madame Serkeyn - paix à son âme - était une vraie peau de vache, il faut bien le reconnaître. Pour la plupart des élèves, ses cours commençaient dans la terreur et finissaient souvent dans les larmes. Si un ouvrage ne lui plaisait pas, elle le faisait recommencer jusqu'à ce qu'il ressemble à ce qu'elle attendait. Et elle plaçait la barre très haut....
Curieusement, elle m'avait à la bonne, comme on dit. Un jour qu'elle nous demandait ce que nous voulions faire plus tard, j'ai répondu "couturière". Je précise que j'étais sincère. Ma mère avait une amie, styliste de mode, qui me donnait des chutes de tissus dans lesquels je taillais des vêtements pour ma poupée (c'est de là, je pense, que me vient ce goût pour les belles matières et plus particulièrement la soie) et je rêvais de faire comme elle.
Bref, l'idée qu'elle ait pu éveiller une vocation avait beaucoup plu à Madame Serkeyn, qui, du coup, m'avait prise sous son aile protectrice. Elle m'a donné le goût du travail bien fait, de la patience et des petits points presqu'invisibles.
Je ne suis pas devenue couturière (mais je couds, je tricote et je crochète toujours) et j'espère sincèrement qu'elle ne l'a jamais su.
Merci Madame Serkeyn pour tout ce que vous m'avez apporté !
13 févr. 2006
"Mouton noir" est interminable !
Quand il a vu la couverture que j'ai crochetée pour le bébé de mon amie Fred et le châle que j'ai offert à Béné, notre petite voisine, mon homme a décrété qu'il voulait un pull fait main (soupir). Après moult hésitations, il a choisi ce modèle réalisé en Phil'Laine de Phildar :
Moyennant quelques adaptations stylistiques réclamées par le maître d'oeuvre (du jersey endroit pour remplacer les côtes 2/2, de la laine noire et un coll ras-du-cou), je me suis mise en route.
"Mouton noir" a été entamé fin novembre et j'ai """déjà""" fait les 2 manches et une moitié de dos.
Le fil est doux et très agréable à travailler (heureusement), mais il se tricote avec des aiguilles n° 3 ! Au train où vont les choses, ce pull sera terminé pour l'hiver prochain....
Mais comment font les autres blogeuses pour débiter des kilomètres de tricot à des allures record ?
08 févr. 2006
Mais que fait la poste ?
Pour remercier mon amie L., j'ai décidé de lui crocheter une écharpe Flourish.
J'ai pris le mélange de laine et de mohair blanc cassé que j'ai acheté sur e-bay l'autre jour. Il ne me reste plus que les finitions, càd un dernier rang de demi-brides perlées, à faire.
J'ai trouvé les perles que je voulais et passé ma commande sur un site belge la semaine dernière. J'ai également acheté une pelote de coton brillant (pour le contraste).
Et là, j'attends depuis 4 jours (pour faire +/- 100 km.... pffffff !) que le facteur m'apporte mon petit paquet.
Y'a pas à dire mais j'ai déjà vu des livraisons plus rapides : 5 jours pour de la laine qui venait.... d'Uruguay.
Viiiiiiite ! C'est que j'ai les doigts qui me démangent de terminer mon écharpe, moaaaa ! :-]
Message édité le vendredi 10 février à 17h51 : mon colis n'est toujours pas arrivé. J'enrage !!!!!!!!!
07 févr. 2006
Self-portrait Tuesday
Pour faire comme tout le monde et parce que je trouve que c'est une bonne idée, je sacrifie à la tradition du Self-portrait Tuesday.
Me voici, toute petiote. La photo date de fin 58 (je suis née le 22 septembre) ou du tout début 59.
03 févr. 2006
Une surprise m'attendait
Tout à l'heure, en rentrant du bureau, une grooooooosse lettre envoyée par mon amie L. m'attendait sur la petite table du salon. En fait, l'enveloppe était tellement épaisse qu'on pouvait presque appeler ça un petit paquet. ;-)
J'ouvre ma pochette-surprise et je découvre une boîte de halva amande, friandise que je ne connaissais pas encore et dont L. m'a parlé samedi dernier au téléphone.
(La halva est une confiserie orientale composée d'un mélange de farine, de miel et d'huile de sésame, enrobant des amandes, des noisettes ou des pistaches).
J'ouvre avec impatience la jolie boîte qui révèle une pâte exhalant un délicieux parfum de vanille et de grains de sésame grillés. Je touche du bout du doigt. Je m'attendais à une sorte de massepain, mais la consistance est dure. Je prends un couteau pour détachee un morceau de pâte et je goûte. C'est un peu surprenant au début (sans doute parce que je suis toujours focalisée sur le massepain), mais c'est terriblement bon et quelle explosion de goût !
Comme d'habitude, ma L. à moi que j'aime a fait très fort.
Mais ma vengeance (c'est une façon de parler, hein !) est presque prête. J'attends le matériel nécessaire pour faire les finitions et dans quelques jours, je croise les doigts, je pourrai lui envoyer la surprise que je lui ai préparée.
Non mais ! :-))
02 févr. 2006
Futur simple et conditionnel présent
Une chose qui m'agace prodigieusement, c'est la confusion que font
beaucoup de gens - tant à l'oral qu'à l'écrit - entre le futur simple (1) et le conditionnel
présent (2).
Exemple : "Comme dessert, je prendrAI [e fermé : é] une pomme, mais si je m'écoutais je prendrAIS [e ouvert : è] une part de gâteau au chocolat".
Le e fermé se prononce comme dans "été".
Le e ouvert se prononce comme dans "elle".
(1) Le futur simple indique qu'une action se déroulera plus tard.
(2) Le conditionnel indique qu'une action est éventuelle, possibe ou dépendant
d'une condition exprimée ou non.
PS : J'en fais pas un fromage, non plus ! ;-)
Edition du 10/09/2006 :
Pour en avoir le coeur net, j'ai posé la question à l'Académie Française. Voici sa réponse : AF

















