31 mai 2006
Envies (suite)
Pour compléter le message de lundi dernier, j'ajouterais :
¤ une paire de Keds Classic Canvas Champion comme celles-ci :
Peu connues et, par conséquent, - hélas !!!!!!! - pratiquement introuvables par ici, ce sont des tennis tellement confortables qu'on dirait presque des Charentaises. Je les adore !
¤ un petit séjour à Jersey, plus particulièrement, dans la baie de St-Aubin
¤ de la crème glacée au chocolat SANS pépites ni autres morceaux
¤ un chicken tikka masala bien épicé, avec du riz pilaf et des nans (mais sans persil plat parce que je déteste ça)
¤ une soirée "wine & cheese" avec une bonne bouteille de Barbera d'Alba, de la baguette bien croustillante et du magor (un de mes fromages préférés) :
¤ mais surtout.... surtout, j'ai envie de guérir vite !
30 mai 2006
Self-portrait Tuesday
Mes grands-parents maternels, qui avaient toutes sortes d'animaux de basse-cour, ont fait découvrir beaucoup de choses à la petite fille des villes que j'étais. Ce jour-là, c'était un pigeon....

29 mai 2006
Envies
Pour celles/ceux qui s'inquiéteraient, je précise que je ne suis pas enceinte, mais mon séjour à l'hôpital m'a donné des envies.
Alors, voici la liste - en vrac et sans ordre de préférence - de ce qui me ferait plaisir :
¤ un énooooorme plateau de fruits de mer débordant d'huîtres, de crevettes grises et de tourteaux
¤ une mousse au chocolat noir délicatement parfumée au rhum vieux
¤ un verre (ou deux) de vin blanc, comme ce délicieux Rioja "Satinella" ou du Gewürz
¤ un somptueux couscous chez Rachid (ça, c'est prévu pour vendredi prochain)
¤ un trifle aux fruits rouges :
¤ un grand bouquet de proteas cynaroides pour mettre dans mon vase en pâte de verre :
¤ un week-end en Gaume (dans le pittoresque village de Chassepierre par exemple) avec mon homme à moi que j'aime et mon amie L. et son mari :
Ce sera tout pour le moment ! (wink)
28 mai 2006
Zestes de citron
Un soir, pendant mon hospitalisation (je sais, je ne parle plus que de ça !), on m'a servi de la salade de thon. Dès que j'ai vu mon plateau, je me suis mise à saliver. Ca me changeait tellement du fromage sans goût et de la charcuterie aux allures bizarres....
La suprise fut désagréable puisque, dès la première bouchée, j'ai malheureusement dû constater qu'on avait parfumé ma salade de thon avec du zeste de citron. Quelle horreur !
Mes repas étaient déjà tristounes parce que sans sauce, sans matière grasse, sans assaisonnements (diète spéciale oblige), mais là c'était carrément infect (pardon !).
Oh, j'avais bien remarqué, notamment en suivant les programmes de Cuisine TV, qu'on mettait du zeste de citron ou de lime dans tout et n'importe quoi de nos jours, mais - franchement ! - de quel droit osait-on gâcher la nourriture d'une pauvre malade qui n'avait fait de mal à personne ?
Je ne sais pas qui a lancé cette mode idiote, mais je ne le félicite pas !
PS : Je ne parle évidemment pas de la gremolata, ce mélange de zeste de citron, d'ail et de persil plat finement hachés, assaisonnement traditionnel de l'osso buco.
PPS : C'est pareil avec la menthe. Ils en mettent partout aussi. Et moi, je ne veux en avoir que dans mon dentifrice et c'est tout !
25 mai 2006
Une très (trop) longue absence
Entre mon dernier message et celui-ci, il s'est écoulé 3 mois pendant lesquels j'ai été hospitalisée.
Je suis, en effet, entrée le 19 février aux urgences à la suite d'une occlusion intestinale due à une hernie ombilicale survenue il y a 10 ans et que je n'ai jamais fait traiter pour diverses raisons, la principale étant que j'ai la phobie des anesthésies générales. Pour une raison inexpliquée, je me suis mis dans la tête que je n'en sortirais pas vivante. Or, j'en ai subi 3 au cours de ces derniers mois.... Pour la première, j'ai eu tellement peur que j'ai même rédigé mon testament au cas où. Quand je me suis retrouvée dans la salle de réveil, je n'ai pas voulu croire que l'opération s'était bien passée et que j'avais survécu à l'anesthésie. Le médecin a dû me le répéter plusieurs fois. Je suis sûre qu'il m'a prise pour une cinglée mais je n'avais pas la tête à lui expliquer pourquoi tout ça me semblait si incroyable et pourquoi je pleurais tellement.
Je suis sortie le 18 mai et ma convalescence durera encore de nombreuses semaines parce que j'ai eu des complications. Une infirmière passe ici tous les 2 jours pour refaire mon pansement.
Outre que j'ai perdu 25 kg dans cette histoire, je n'ai plus de nombril et je garderai d'importantes cicatrices. J'ai été découpée en forme de T inversé : la première incision part juste en dessous des seins jusqu'au pubis et la seconde va d'une hanche à l'autre. Comme j'ai eu un problème de cicatrisation, il a fallu enlever les tissus nécrosés (opération n° 2) et je me suis retrouvée avec un gros trou au milieu du ventre. On a ensuite greffé la peau prélevée sur ma cuisse droite sur ma plaie (opération n° 3).
Bref, ce ne fut pas une partie de plaisir mais mon homme à moi que j'aime s'est montré exemplaire. Surmontant sa phobie des hôpitaux, il est venu me voir tous les jours en m'apportant plein de petites attentions. Il a eu très peur pour moi et j'ai appris qu'il a même failli casser la figure au chirurgien plasticien quand il a su que l'espèce de rabot avec lequel on devait prélever la peau de ma cuisse était tombé en panne au bout d'une minute et qu'il faudrait me ré-opérer quelques jours plus tard.
Pendant mon absence, il a repeint la cuisine en gris perle comme je le lui avais demandé et a descendu à la cave tout ce qui encombrait le salon. C'est beaucoup mieux ainsi.
Qu'est-ce que je l'aime, cet homme-là !



















